Monsieur le Président,
Les épreuves orales du Baccalauréat débutent aujourd’hui et pour de nombreux élèves cela signifie se rendre dans un lieu d’examen différent de leur lieu d’étude. Or, de nombreux candidat.e.s se retrouvent confronté.e.s à des difficultés pour se rendre sur leur lieu d’examen. C’est notamment le cas pour les lycéen.ne.s de Bernay qui doivent se rendre à Lisieux, les élèves de Pont-Audemer qui iront à Honfleur ou encore pour ceux de Fécamp qui passeront leurs épreuves à Saint-Valery-en-Caux. Si cette décision est du ressort de l’Education Nationale et donc de l’Etat, la Région a sa part de responsabilité dans les difficultés rencontrées par les élèves. En effet, le réseau Nomad Car se révèle particulièrement inadapté à cette situation, soit en raison d’horaires trop tardifs, soit en raison du trop faible nombre d’allers-retours. Les candidat.e.s se trouvent donc dans l’obligation de se rendre sur place par leur propres moyens, soit pour arriver à l’heure, soit pour ne pas rester bloqués toute la journée sur place.
Pour ne prendre que l’exemple de Fécamp, les deux seules rotations de la ligne Nomad permettent aux élèves une arrivée à 8 h 16 et un retour à 17 h 45 et ce alors que les oraux s’étalent de 8 h à 16 h 30.
La seule alternative, le taxi, représente une dépense inaccessible pour de nombreuses familles créant ainsi une inégalité de fait devant un examen national qui se veut pourtant le même pour tous.
Pour toutes ces raisons, Monsieur le Président, nous vous demandons : la Région Normandie envisage-t-elle de prendre des mesures exceptionnelles en urgence pour adapter les horaires de transport et garantir à chaque lycéen.ne.s normand.e.s un accès effectif et équitable à ses épreuves orales du Baccalauréat ?
Bénédicte Martin, membre de la commission Formation et orientation
Laetitia Sanchez et Rudy L’Orphelin, co-président.e.s du groupe Normandie Ecologie
