Monsieur le Président,
Cet avenant acte une réalité préoccupante : le désengagement de l’État dans le financement de la formation des demandeurs d’emploi.
L’additionnalité de l’État passe de plus de 53 millions d’euros à un peu plus de 36 millions d’euros en 2026. C’est une baisse de plus de 17 millions d’euros qui intervient alors même que les besoins de qualification demeurent importants dans de nombreux secteurs et que de nombreuses personnes éloignées de l’emploi ont besoin d’un accompagnement renforcé.
Nous prenons acte du maintien de l’engagement financier de la Région à hauteur de 85 millions d’euros. Cela traduit un effort régional significatif pour préserver l’offre de formation malgré le recul de l’État.
Nous notons néanmoins que 3 millions d’euros demeurent fléchés vers les formations liées au projet EPR2 de Penly.
Vous connaissez notre opposition à ce projet nucléaire, dont nous contestons à la fois la pertinence énergétique, le coût et les délais de réalisation.
Dans un contexte budgétaire désormais plus contraint, la question mérite d’être posée : comment garantir que les moyens disponibles continuent de répondre en priorité aux besoins les plus immédiats des demandeurs d’emploi et aux filières de la transition écologique, qui peinent encore à recruter et à se structurer ?
Au-delà de cet avenant, c’est bien la question des priorités de formation dans un contexte de ressources publiques plus limitées qui est aujourd’hui posée.
