COMMUNIQUE DE PRESSE – La Société Nationale de Sauvetage en Mer, nouvelle victime de la politique d’austérité régionale

COMMUNIQUE DE PRESSE

Caen, le 7 mars 2025

La Société Nationale de Sauvetage en Mer, nouvelle victime de la politique d’austérité régionale

Après les missions locales et les associations culturelles c’est la SNSM (Société nationale des sauveteurs en mer) qui s’apprête à voir sa subvention régionale chuter. Une décision lourde de conséquence pour de nombreuses stations confrontées dans le même temps à la nécessité de remplacer leur matériel. C’est par exemple le cas à Fécamp, où le canot de sauvetage doit être remplacé après 28 années de service, il en va de la sécurité des sauveteurs et de leurs passagers. Au-delà de la durée de vie limitée du canot qui rend cet investissement obligatoire, il s’agit aussi d’investir dans un matériel moins polluant. Les enjeux environnementaux sont ainsi à prendre en considération et expliquent le choix de remplacer le canot plutôt que le moderniser. Le coût du remplacement est estimé à 2,3 millions d’euros, un investissement essentiel au bon fonctionnement de la station, habituellement pris en charge par la Région et le Département à hauteur de 50%. Bien que le Département de la Seine-Maritime n’ait encore rien annoncé, une éventuelle baisse de la dotation départementale compliquerait encore davantage la situation de la SNSM.

L’activité de la SNSM est cruciale dans le bon fonctionnement du littoral normand, à Fécamp ce sont près de 40 interventions de sauvetage de la vie humaine qui sont réalisées chaque année, entre dépannage et remorquage des coquillards l’hiver et sécurité des plaisanciers l’été.

Cette décision est donc un non-sens total dans la politique menée par Hervé Morin. En privant la SNSM de moyens d’investissement, l’exécutif régional met en danger la pêche et le tourisme, et ce, alors même qu’il s’agit d’activités particulièrement mise en avant par la Région. On ne peut pas prétendre promouvoir la pêche et le tourisme littoral en réduisant les moyens des acteurs qui en assurent la sécurité.

N’étant pas en mesure de compenser la baisse de subvention régionale, ce sont les plus petites stations qui seront les plus touchées par la décision de l’exécutif. Le choix de la Région risque donc d’accroitre les inégalités entre les stations normandes mettant en danger les stations les plus fragiles. Un phénomène qui n’est pas sans conséquences pour l’environnement, en concentrant le public et l’activité dans les plus grandes stations, les risques liés au surtourisme se multiplient, affectant ainsi un écosystème déjà fragile.

Par cette décision la Région Normandie met en danger les acteurs du littoral en dégradant les conditions de travail la SNSM dont l’importance dans l’activité côtière n’est plus à démontrer. Les élu.e.s écologistes à la Région Normandie et au Conseil Départemental de Seine-Maritime apportent leur soutien aux stations SNSM normandes et demandent à la Région et au Département de maintenir leurs engagements envers un acteur majeur des côtes normandes.

Rudy L’Orphelin et Laetitia Sanchez

Co-Président.e.s du groupe Normandie Écologie

Bénédicte Martin

Conseillère régionale, élue de Seine-Maritime

Stéphane Martot et Jean-Michel Bérégovoy

Conseillers départementaux de Seine-Maritime, Groupe Ecologie 76